2021 – vendredi 12 février 2021 de 14h à 16h – au Lycée Jean Dupuy / L’amphithéâtre
T SPE Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques, T SPE Humanités, Littérature et Philosophie

Par Léa Mallet, Estelle Chantreau, Noémie Horta et Anna Vanbeuren [maj 15/03/2021]

C’est avec une vive émotion et beaucoup d’enthousiasme que les élèves de Terminale en spécialités « Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences politiques» et «Humanités, Littérature et Philosophie » ont eu le plaisir d’accueillir Ginette Kolinka. Elle est l’une des dernières rescapées d’Auschwitz-Birkenau, et toujours «passeuse de mémoire». Lors de cette rencontre, tous ont pu découvrir une personne patiente, sincère, bienveillante, mais aussi pleine d’humour et de joie de vivre malgré les épreuves qu’elle a traversées. Avec simplicité et franchise, Ginette Kolinka retrace en détail son histoire. Durant près d’une heure et demie, elle reste plongée dans ses souvenirs, en intériorisation totale, yeux fermés mais à cœur ouvert, pour partager son bouleversant récit, celui de la Shoah. Parfois éprouvant, son témoignage nous mène de Paris à Avignon, puis de Drancy à Theresienstadt en passant par Bergen-Belsen et surtout Auschwitz-Birkenau. C’est dans ce camp tristement connu qu’elle a traversé toutes les étapes de l’œuvre de déshumanisation voulue par les nazis et vécu l’effroyable réalité du système concentrationnaire.

<CAPTATION VIDEO (extraits) A VENIR>

Madame Kolinka est restée silencieuse sur ces évènements de nombreuses années, car elle avait peur «d’embêter les gens avec la même histoire». Aujourd’hui, à travers son témoignage poignant, elle a livré à tous une véritable leçon d’humilité et de résilience. Par ailleurs, elle a surtout tenu à nous prévenir que «c’est la haine qui a provoqué cela», qu’il ne faut pas se laisser submerger par ce sentiment destructeur, puisque, comme elle le dit, «la haine, c’est Auschwitz». Toutefois, le pardon et les excuses sont pour elles impensables. Il reste à partager cette mémoire avec le plus grand nombre afin que rien de cela ne se reproduise. L’intervention de madame Kolinka se termine sur un message particulièrement touchant : après 2 heures de récit, elle veut maintenant passer le flambeau aux jeunes lycéens qui devront devenir bientôt les «passeurs de mémoire» de la Shoah.

Photos DLP et Anna Vanbeuren