Le BAL

Blog artistique du Lycée Jean Dupuy

Artistes en herbe, Cinéma

Projet cinéma eurorégional Reacciona 2019-2020 sur le thème des «migrants» : avec les 2 TUTM

PROJET 2019-2020 – 10 à 12 demi-journées de février 2020 à juin 2020
2 TUTM

Par Admin [maj 15/05/2020]

C’est la classe de 2 TUTM qui a été choisie par l’équipe pédagogique et les encadrantes de l’Atelier Cinéma du lycée pour participer au projet cinéma eurorégional Reacciona 2019-2020 sur le thème des «Migrants». Un projet exceptionnel avec des intervenants, professionnels du cinéma, de très grande qualité, qui donnent une place à chaque élève, les incitant à imaginer une histoire, l’écrire et la jouer… avant le tournage, le montage et la restitution finale à la Cinémathèque de Toulouse de six courts-métrages réalisés par des classes françaises et espagnoles en Midi-Pyrénées et en Catalogne. Les dates étaient calées, soit dix à douze demi-journées de travail au total, entre février et juin 2020 ! Le lancement et le premier temps du projet, consacré à l’écriture du scénario et aux répétitions, ont pu avoir lieu au CDI en février-mars, soit quatre demi-journées. Nous avons dû nous interrompre mi-mars, en raison du confinement imposé par l’épidémie de coronavirus. Et ce, alors que nous étions dans les «starting-blocks» pour le second temps du projet : trois demi-journées de tournage à l’extérieur du lycée. Accompagnés par l’équipe de Taller de Cinema de Barcelone, les élèves devaient filmer toutes les scènes d’un court-métrage dont l’action se situe… dans un wagon de train ! Quelques lignes et quelques photos en attendant le prochain épisode… en septembre 2020 ?

Première séance début février 2020 : présentation du projet aux élèves et échange avec la CIMADE, commanditaire du court-métrage à réaliser

Educatif et à destination des lycéens, le projet Reacciona mêle initiation à la pratique audiovisuelle et sensibilisation aux thématiques issues des droits de l’homme, de l’environnement durable, de la culture… Le thème de cette année est « Les migrants ». Il est également un service rendu à une association locale. Il démarre donc par une présentation en classe de l’association sélectionnée qui explique aux élèves son fonctionnement, ses missions, ses équipes… et formule des besoins en terme de communication audiovisuelle (site web, spot de sensibilisation à destination des jeunes, information de divers publics lors de salons, conférences…). Pour le lycée Jean Dupuy, l’association locale « commanditaire » est la CIMADE, dont la vocation est d’exercer une solidarité active avec les personnes migrantes et réfugiées et de défendre leur dignité et leurs droits. Début février, trois bénévoles sont venus rencontrer et échanger avec les élèves pendant deux heures.

Puis c’est Nicolas Potin, l’intervenant principal qui encadre la classe tout au long du projet, qui a pris le relais en initiant la réflexion collective, partie intégrante de l’écriture du scénario.

Les séances de fin février / début mars2020 : trois demi-journées d’écriture et de répétition au CDI banalisé

Fin février / début mars, la classe a retrouvé Nicolas Potin avec l’objectif de faire évoluer collectivement le scénario sur le temps imparti : deux après-midi et une matinée. Entre improvisations et figures imposées (incluant notamment l’écriture des dialogues), les idées des élèves ont pris la forme d’une histoire dont les personnages sont les passagers d’un train qui vont se faire contrôler.

Parmi eux, un jeune migrant (joué par Luca) qui s’assoie à côté d’un bénévole de l’association CIMADE (Jérémy)…

Dans la salle principale du CDI, banalisé pour eux, les élèves ont installé des chaises pour figurer un wagon de train fictif, joué et rejoué des scènes, réfléchi à la manière de les filmer, cadré avec leurs bras et pris le son avec la béquille de Nicola !

Pas de costumes ni de matériel de tournage à cette étape pour pouvoir se concentrer sur tout le travail en amont. L’équipe de Taller de Cinema de Barcelone partenaire, n’intervient qu’au second temps du projet.

Des va-et-vient entre l’écriture, la mise en scène et le jeu d’acteurs permettent ainsi de commencer à toucher du doigt le processus de création cinématographique, tout en découvrant le vocabulaire du cinéma (plan, angle, travelling… et toutes leurs déclinaisons) et en se familiarisant avec le langage du cinéma… Comment raconter ce que l’on souhaite raconter ? D’ailleurs, que souhaite-t-on raconter ? Quels choix effectuer ? Chaque scène filmée pose une multitude de questions auxquelles il s’agit de tenter de répondre avec sa sensibilité et les outils du cinéma.

A suivre… en 2020-2021 ?!

Nous ignorons à ce jour quand et comment finaliser ce projet avec tous les partenaires, dont fait partie Le Parvis de Tarbes-Ibos. Nous espérons pouvoir organiser la suite, à savoir :

– les trois demi-journées de tournage,

– les deux demi-journées de montage,

– la restitution à la Cinémathèque de Toulouse de tous les projets menés par des classes en Occitanie (2 projets) et en Catalogne espagnole (6 projets),

– si possible : une éventuelle seconde séance de restitution à laquelle seraient conviés les familles des élèves, la classe du lycée Adriana qui participera en 2020-2021, des enseignants intéressés, la Direction des lycées Jean Dupuy et Adriana…

Les deux demi-journées de montage pourront éventuellement être précédées d’une demi journée d’atelier montage / table « Mashup » – proposée par Laura Ortuso, du Service Cinéma du Parvis, qui suit la classe depuis le lancement du projet.

Prochain épisode en septembre / octobre 2020 ?

Avec le même casting ?

– Luca : le jeune migrant (muni d’un billet de train)

– Jérémy : le bénévole de l’association CIMADE (qui engage la conversation)

– Théo C et Théo R : les fraudeurs (passagers sans billets de train)

– Cédric et Rémy : passagers chercheurs de champignons (passionnés… en pleine discussion !)

– Anthony et Colin : passagers amateurs de mangas (échangeant sur leurs découvertes)

– Amel et Jeanne : passagères sur leur téléphone portable

– Nicola et Oscar : les contrôleurs du train

– Maël, Nathan et Thomas : les policiers

Photos : DLP
  1. Luca, Morag, Colin, Nicola, Cédric, Amel, Jeanne, Rémy

    J’ai bien aimé la mise en scène et aussi tout ce qui a précédé, imaginer et écrire les textes, les apprendre, même si on n’a pas pu le faire dans un vrai train. Je trouve que toute cette organisation était vraiment cool et nous a fait sortir des cours pour faire autre chose, ça a été une très bonne idée de la part de la Cinémathèque, (…) et j’ai adoré jouer le dialogue avec Jérémy sachant qu’on avait eu de bonnes idées, bref j’ai vraiment aimé et Nicolas était sympa, j’ai bien kiffé… A refaire ! (Luca)

    Après moult atermoiements, j’ai finalement été choisi dans le rôle du migrant. Au départ je ne me présentais pas, pour prendre le temps d’observer et comprendre la situation… Au final, je me plaisais bien dans ce rôle, sachant parler « assez bien » l’anglais et comprenant les attitudes à appliquer… Si nous continuons l’année prochaine, j’opérerais comme la dernière fois, et je verrai ce que j’aurai à faire… (Morag)

    C’est une expérience enrichissante qui permet de mieux comprendre comment sont réalisés les films, les possibilités de scénario sont multiples ainsi que les rôles. (Colin)

    J’ai bien aimé réaliser le court métrage car cela m’a permis de voir le background de tout film, en plus les personnes qui nous ont accompagnés étaient extrêmement sympas avec nous, elles nous ont appris beaucoup de choses tout en nous aidant à trouver les morceaux pour l’histoire. (Nicola)

    Durant les séances (…), on a commencé à écrire un scénario, avant de commencer à le réaliser, sans succès dû au confinement. Mais nous avons tout de même vu à quoi cela allait ressembler quand nous avons commencé à travailler la mise en scène. J’ai bien aimé travailler sur le scénario ainsi que les répétitions des scènes. L’intervention de l’association m’a paru (…) un peu longue. (Cédric)

    J’ai bien aimé créer un film, dommage qu’on a pas pu aller au bout cette année.
    Ca nous a fait sortir des cours de d’habitude. (…) Aussi c’était cool de travailler tous ensemble, quand tout le monde donnait ses idées. C’était bien ! (Amel)

    J’ai bien aimé écrire le texte mais quand nous devions interpréter les scènes, je trouvais ça long (…). Dommage que le projet n’a pu être fini (…). (Jeanne)

    Les points positifs sont que nous avons travaillé en groupes, il fallait faire appel à notre imagination et puis aussi, ça changeait des cours « normaux ».
    Les points négatifs sont que certaines séances étaient sur les cours d’atelier. J’ai trouvé que les représentants de la CIMADE ne nous disaient pas tout sur les migrants. (Rémy)

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