2016 6 lundi 26 septembre – mardi 27 septembre – au Parvis de Tarbes

Le mariage de Figaro est une pièce de théâtre écrite par Beaumarchais en 1778. Rémy Barché l’a brillamment reprise avec les acteurs de la comédie de Reims. Représentée au Parvis de Tarbes les 26 et 27 septembre 2016, elle a été a proposée par les enseignants de Lettres aux classes de 2de et 1ère du lycée. Malgré 4 heures de spectacle avec entracte, 150 élèves ont répondu présent… et ne l’ont pas regretté ! Succès fulgurant. Il n’y avait nulle place à l’ennui.

La mise en scène

Le décor évolue au fil de la pièce : d’abord sommaire, il devient recherché, travaillé,mélancolique, poétique, moderne et festif. Le dramaturge rompt avec les traditions classiques – et ça marche ! Il y a un jeu de couleurs, de teintes toniques et éclatantes allant du rose bonbon au bleu roi. L’atmosphère est légère, les comédiens semblent survoler la scène.

La bande son

L’ambiance musicale y joue pour beaucoup. La musique nous suit tout au long de la pièce, interprétée parles comédiens eux-mêmes. On retrouve également de courts extraits de France Inter durant les changements de décors, à propos de conflits politiques du moment qui font écho à la remise en cause des droits abusifs des seigneurs au XVIIIème siècle, préparant ainsi la Révolution Française de 1789.

Le jeu des acteurs

La présence et la prestance des acteurs sur scène sont époustouflantes. Leur grain de folie les rend d’autant plus amusants ! Ils ont totalement apprivoisé le personnage qu’ils incarnent. Par exemple, le comédien qui incarne Figaro a fait preuve d’adresse,de charisme et d’enthousiasme, notamment lors de son monologue. Chérubin s’est également fait remarquer. La jeune comédienne qui interprète ce rôle s’est montrée très agile et pétillante : elle grimpe au sommet du lit à baldaquin, se faufile entre les sièges des spectateurs qui, par conséquent, prennent part au spectacle…

Le public n’est pas en reste ! A la fin de la représentation, un flot de ballons de baudruche multicolores envahit la salle, provocant l’enthousiasme débridé des spectateurs !

Crédit photo Elisabeth Carrechico